[GROUPE 4] Billet collectif n°1 : le conflit d’identité des individus britanniques vivant en Belgique

[GROUPE 4] Billet collectif n°1 : le conflit d’identité des individus britanniques vivant en Belgique

Pour notre sujet de recherche, nous avons choisi de nous focaliser sur un thème d’actualité : le Brexit. Nous nous intéresserons particulièrement aux britanniques vivant en Belgique et leur position face à ce grand bouleversement dans l’Union Européenne. Ces résidents sont tiraillés entre leur nationalité et le pays dans lequel ils vivent actuellement. Se sentent-ils à présent Européens ou maintiennent-ils toujours leur sentiment d’appartenance à leur pays d’origine ?

La question de recherche s’intitulera : « Comment se perçoivent les citoyens britanniques habitant en Belgique par rapport à leur propre identité dans le cadre du Brexit ? ». Avant de continuer, apportons quelques précisions à ce sujet. Nous parlons ici de résidents britanniques vivant en Belgique (et plus précisément Bruxelles et ses alentours), dans le cadre de cette enquête, nous désignons un Britannique comme un individu disposant de la nationalité du Royaume-Uni ou qui a changé récemment sa nationalité. L’identité est vue ici comme une sorte de sentiment d’appartenance à une communauté ou un pays.

Dans une situation pareille, le conflit d’identité risque d’avoir lieu étant donné l’endroit dans lequel les Britanniques vivent. Après tout Bruxelles est la capitale de l’Europe, occasionnant peut-être un sentiment pro-européen encore plus fort. Nous pensons que des individus britanniques vivant en dehors de leur pays d’appartenance manifestent une opinion différente de leurs concitoyens que ce soit lors du vote à l’époque du Brexit ou dans les négociations actuelles entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne (sentiment d’appartenance qui peut se renforcer selon la durée de séjour de l’habitant). Ces opinions peuvent donner lieu à une dissociation progressive entre les citoyens vivant dans le pays et ceux qui vivent en Europe ce qui entraînerait par la suite un conflit d’identité au sein des communautés expatriées. L’inverse est également valable, les résidents britanniques peuvent se sentir exclus de leur nouveau pays suite au Brexit. Cette situation est donc assez particulière, d’un côté, les Britanniques vivant en Belgique ne se sentent plus « britanniques » parce que le Brexit les éloigne de leur ancien pays mais de l’autre, ils se sentent également éloignés de la Belgique car ils ne sont plus européens. L’identité britannique se confondait avec l’identité européenne par le passé, la séparation de ses identités peut donc mener à un conflit interne chez les Britanniques vivant en Europe.

Nous avons déjà pensé à quelles méthodes nous devrions employer pour cette enquête de terrain. Nous pensons nous focaliser avant tout sur des entretiens individuels avec divers citoyens britanniques résidant ici en Belgique. Les entretiens seront utiles pour récolter des multiples données qui nous permettront d’évaluer plus précisément le sentiment d’appartenance d’un individu à un « camp » tout en nuançant les résultats obtenus. Nous estimons que le conflit d’identité et la manière dont un individu y fait face est un processus très difficile à cerner c’est pourquoi un entretien qualitatif semble être le meilleur outil pour cette enquête de terrain.

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