[Groupe 7] Billet collectif n°1 : L’engagement politique chez les jeunes en Belgique; comparaison du degré d’implication des première et troisième générations.

[Groupe 7] Billet collectif n°1 : L’engagement politique chez les jeunes en Belgique; comparaison du degré d’implication des première et troisième générations.

En avril dernier nous assistions au cinquantième anniversaire des événements de mai 68. Ces révoltes étudiantes marquèrent un moment clé des mouvements sociaux et politiques chez la jeunesse. En parallèle de cette célébration, une nouvelle révolte étudiante s’élevait en France contre la loi O.R.E; une loi visant à modifier les critères de sélection à l’université. La « jeunesse » peut ainsi être un acteur politique de poids lorsqu’elle s’unit. De cette façon nous avons décidé de nous intéresser à l’engagement politique des jeunes en Belgique en procédant à une comparaison du degré d’implication entre la première et la troisième génération. Dans un contexte de multiples échéances électorales en Belgique durant l’année 2018-2019, la politique est omniprésente dans l’actualité et le quotidien des individus. Cette période est alors un moment opportun pour aborder ce type de problématique. A travers cette enquête nous désirons répondre à un questionnement précis:

Peut- on observer un recul de l’engagement politique chez les jeunes en Belgique en comparaison de la jeunesse des années 1960/1970?

Nous supposons un conflit générationnel dans la représentation de l’engagement politique au fil des années. Il est compliqué de définir le concept d’engagement politique, nous avons pris le parti de la définir ainsi: d’un côté, nous voyons l’engagement politique comme une sensibilité et une connaissance de la politique nationale, mais aussi comme une curiosité et une compréhension des enjeux mondiaux. D’autre part, nous pensons que l’engagement politique se traduit par une participation active au sein des groupes ou organisations politiques, mais aussi à la propension des jeunes à descendre dans la rue pour manifester et la facilité dont ils font preuve à prendre la parole quant à leur idées, croyances et idéaux. L’implication dans une campagne politique au sein d’un parti nous semble être lui aussi un élément probant de la participation politique. Notre étude nous permettra d’étoffer notre définition mais aussi de déceler un éventuel changement.

Afin de procéder à cette enquête, nous avons décidé de nous concentrer sur des cas uniquement en Belgique. Tout d’abord, la première génération; soit les individus nés entre les années 1990 et 2000; puis la troisième génération; représentant les individus ayant eu la même tranche d’âge pendant l’année 1968 et plus généralement les années 70 (nés entre les années 1940 et 1950). Nous considérons comme nécessaire de regrouper des témoignages d’individus disposant de la majorité et par conséquent du droit de vote. Nous allons ainsi procéder à une méthode comparative diachronique sur 50 cas, 25 pour chacune des générations respectives. Un questionnaire semi-directif, comportant des questions ouvertes et fermées, sera présenté aux 50 cas étudiés afin de rassembler les différentes réponses et d’en tirer des conclusions. Nous désirons arborer une mixité sociale à travers nos 50 cas afin d’avoir un panel de réponses le plus large possible. Au sortir de ce questionnaire, nous désirons saisir ce que signifie l’engagement politique pour la personne et si elle estime que celui-ci a changé au fil des années. Enfin, nous avons bien entendu l’appréhension d’être confronté à certaines difficultés; notre travail va nécessiter la coopération et l’intérêt de l’échantillon. D’autant plus que l’on espère retranscrire une mixité sociale dans nos cas, va-t-on réussir à atteindre ces objectifs? La question du temps imparti nous inquiète également, le peu de semaines qu’il reste avant la fin du quadrimestre seront elles suffisantes pour rassembler les informations nécessaires pour avancer une réponse à notre questionnement?

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