BILLET COLLECTIF 2 [GROUPE 6]

BILLET COLLECTIF 2 [GROUPE 6]

Pour rappel, notre enquête porte sur le conflit concernant la désaffiliation. Plus précisément, le cas de jeunes étudiants qui ne sont pas des « affiliés » et qui ne reproduisent donc pas les préférences politiques de leurs parents. Pour ce faire, nous nous sommes entretenus, à l’aide d’un questionnaire , avec un échantillon de quatorze étudiants dont la moitié suivent des études en sciences politiques. Les sept autres étudiants quant à eux suivent d’autres filières d’études et nous ont permis de réaliser une comparaison avec les étudiants en sciences politiques. Cette comparaison nous a servi à vérifier notre hypothèse et à déterminer si l’influence des études de sciences politiques est un facteur déterminant des préférences politiques des étudiants à l’ULB.

D’une manière assez catégorique, nous avons remarqué deux tendances opposées au sein des deux échantillons analysés. La première catégorie regroupant les étudiants en sciences politiques nous ont partagé, presque à l’unanimité , qu’une rupture avec l’opinion de leurs parents a été déclenchée durant leur cursus universitaire. A l’opposé, les étudiants venant d’autres filières n’ont vécu aucune influence émanent de leurs formations universitaires et poursuivent généralement une continuité avec les opinions politiques familiales.
Néanmoins, sur base de notre empirie, force est de constater que ce phénomène de rupture ne se traduit pas de manière homogène. Les différentes interviews nous ont permis de comprendre comment le conflit s’opère et de constater que la désaffiliation ne suit pas un mécanisme universel mais s’interprète et s’explique de manières différentes en fonction des étudiants. En effet, la majorité des étudiants interrogés ont reconnus que de manière générale leurs études en sciences politiques ont jouées un rôle principal dans leur changement d’opinion politique. Quatre moyens expliquant la désaffiliation peuvent être identifiés au total. Le premier et le plus commun à tous est le contenu des cours que les étudiants en sciences politiques étudient. Selon ces derniers, leurs cours leurs permet d’avoir accès à une connaissance et un savoir nouveau qui influencent fortement leur mentalité et de facto leurs idéologies politiques.
En deuxième lieu, les fréquentations contribuent à ce changement étant donné que la filière d’étude en sciences politiques est composée d’étudiants étant susceptibles d’être plus politisés que la moyenne. Les affiliations politiques étant plurielles et divergentes sont un facteur d’influence en sein du cercle social. En troisième lieu, le conflit peut être expliqué par l’observation de Anne Muxel concernant la présence importante de jeunes sur la scène de l’action politique et dans les mobilisations collectives. En effet, certains de nos enquêtés ont reconnu que la rupture s’est opérée à cause de la découverte et l’intégration de différent cercle étudiants politisés existants sur le campus. Ces cercles étant souvent présidés et composés majoritairement d’étudiants en sciences politiques sont un troisième facteur explicatif de la désaffiliation. En troisième lieu, ce que nous avons remarqué de manière générale c’est que les situations de conflit s’observaient davantage chez les individus les plus politisés parmi nos enquêtés, à savoir les étudiants en sciences politiques. En effet, ces étudiants-là seraient, selon Sébastien Michon, plus politisés que les étudiants en sciences et techniques.

Dans un second temps, les enquêtes nous ont également permis de comprendre comment le conflit se manifeste. La littérature de Anne Muxel nous dit que le « conflit politique » entre individus s’opposent dans un cadre regroupant : la parole, les agissement et les perceptions des individus comme faisant parti d’un groupe bien distinct. Conformément à sa définition, les témoignages des enquêtes prouvent que la désaffiliation à une conséquence au sein du cercle familiale. En effet, nous avons pu constater que le conflit se manifestent lors des discussions familiales durant lesquelles chacun défend ses valeurs politiques. Les périodes électorales ont également été décrites comme étant des périodes propices au débat permettant d’accentuer la perception d’appartenance politique différents entre les parents et les étudiants. Néanmoins, certains préfèrent ignorer le conflit existant entre leurs préférences politiques et celles de leurs parents par respect ou à cause d’une certaine dépendance financière.

En conclusion, notre travail d’étude a tenté de vérifier l’hypothèse suivante : « suivre des études en sciences politiques influence l’opinion politique des étudiant.e.s, ce qui explique que leurs préférences politiques ainsi que leur vote diffèrent de ceux de leurs parents. ». Au regard de nos enquêtes nous pouvons dire que notre hypothèse a été vérifiée de manière générale car les études en sciences politiques ont joués un rôle principal dans la désaffiliation des étudiants interrogés, c’est à dire, la rupture avec le vote de leurs parents. Néanmoins, nos résultats sont à nuancer car nous avons aperçu qu’il existe d’autres facteurs qui jouent un rôle important dans cette décision. De part cette constatation, il aurait été intéressant d’ouvrir notre recherche en émettant d’autres hypothèses, cela nous aurait permis d’acquérir une meilleure compréhension du conflit.

Laisser un commentaire