Billet individuel « La mission de la FIAS en Afghanistan » Toshmatova Farzona
Dans le cadre de notre travail de recherche, nous avons décidé d’analyser de plus près le désengagement de l’OTAN en Afghanistan ainsi que ses conséquences. De ce fait, notre question de recherche est la suivante: « Comment le désengagement de l’Otan, qui par conséquent a déclenché le retrait des troupes étrangères, a poussé les médias à se détourner des conflits en Afghanistan ? ».
Pour ma part, j’ai été particulièrement intéressée par la mission de la FIAS (Force internationale d’assistance à la sécurité) en Afghanistan entre 2001 et 2014, qui constitue la base de notre travail de recherche.
Créée le 20 décembre 2001, à la suite de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la Résolution 1386 sur la base du chapitre VII de la charte de l’ONU, l’objectif principal de la FIAS était d’aider le gouvernement afghan à assurer efficacement la sécurité dans tout le pays et à établir de nouvelles forces de sécurité pour ainsi éviter que le terrorisme ne regagne de terrain. D’autres objectifs de la FIAS étaient d’apporter un appui à l’armée afghane afin qu’elle puisse atteindre de manière efficace des capacités opérationnelles de qualité. Par appui, il faut comprendre formations militaires, coordination et planification des opérations et enfin l’aide des pays membres de l’OTAN, sous forme de dons, destinés à équiper l’armée afghane. D’autres tâches essentielles de la FIAS ont également été de fournir un appui à la police nationale, contribuer au désarmement des groupes armés illégaux et veiller à leur destruction et apporter une aide humanitaire post-opérations après des opérations militaires de grande ampleur de la FIAS.
La FIAS appuie, par le biais de ses équipes de reconstruction provinciales (PRT), la reconstruction et le développement, en Afghanistan, par la sécurisation de zones dans lesquelles les travaux de reconstruction sont effectués par d’autres acteurs nationaux et internationaux.
Ce qui est également très important à souligner c’est que par l’intermédiaire des équipes de reconstruction, la FIAS aide les autorités à renforcer les institutions nécessaires à la bonne gouvernance de l’Etat. Enfin, la lutte antidrogue qui est largement dépendante de l’aide internationale a nécessité l’intervention et le soutien de la FIAS.
Au départ, établi à Kaboul, la FIAS a commencé à diriger ses actions vers d’autres villes du pays à partir de 2006 pour ainsi couvrir la totalité du territoire afghan. Nous pouvons également souligner l’augmentation du nombre d’effectifs qui passe de 5 000 hommes au début de la mission à environ 70 000 hommes vers la fin. Les Etats participants sont au nombre de 43 parmi lesquels, 28 Etats membres de l’OTAN.
Après plus de deux ans depuis la fin de la mission de la FIAS, la situation en Afghanistan est loin d’être apaisée. En effet, malgré le retrait des troupes de la FIAS, les forces afghanes sont largement soutenues par la mission Resolute Support pour faire face à la dégradation de la situation. C’est ainsi que le commandant de la mission Resolute Support, le général américain John Nicholson, a estimé que le déploiement de « quelques milliers d’hommes » supplémentaire est nécessaire pour faire face à la situation.