L’utilisation des questionnaires comme méthode d’enquête – Billet individuel Natalia COSTA

L’utilisation des questionnaires comme méthode d’enquête – Billet individuel Natalia COSTA

Ce billet individuel porte sur la méthode que nous avons employé dans notre travail qui essaye de analyser l’influence des réseaux sociaux sur l’opinion politique de la communauté brésilienne en Belgique.

Nous espérons trouver quelque influence de la diffusion des discours basés sur la post-vérité dans l’opinion politique des personnes qui, étant éloignés du débat démocratique nationale, peuvent trouver sur les réseaux sociaux, une source d’information sur leurs pays d’origine plus directe et plus facile à accéder. Dans ce cas-là, notre hypothèse initiale était que la communauté brésilienne en Belgique serait plus susceptible à l’influence des discours et informations politiques basée sur la post-vérité.

Malgré les difficultés concernant la définition de notre question de recherche, nous avons décidé de la poursuivre parce qu’elle nous semblait la seule manière d’aborder la thématique plus générale de la post-vérité dans le contexte de la communauté brésilienne en Belgique.

Nous avons adopté les questionnaires comme méthode principale pour faire un bilan de la manière comme les brésiliens en Belgique s’informent sur la politique de leur pays, pour savoir quels sont les principales sources, s’ils croient que ces sources sont crédibles, s’ils vérifient la véracité des informations en comparant avec d’autres sources. Pour essayer de constater si l’environnement et les appartenances sociales jouent un rôle dans la formation de l’opinion politique de cette population, nous avons inclus des questions sur l’importance du dialogue avec la famille et les amis au Brésil et sur l’existence ou non d’un débat démocratique sur la politique brésilienne au sein de cette communauté en Belgique.

Même étant compris de quelques questions ouvertes, le questionnaire est certainement  une méthode limitée pour aboutir à des conclusions scientifiques pertinentes sur notre sujet de recherche. Par conséquent, nous avons pensé à enrichir nos résultats à travers de la réalisation des petites focus groupes en séparant notre population en différents catégories (les sans-papiers, les travailleurs, les étudiantes, les fonctionnaires consulaires et diplomatiques etc.) de façon à obtenir un panorama plus nuancé et approfondi de cette communauté et sa représentation politique.

Pourtant, deux raison nous empêchent de réaliser les focus groupes. La première concerne la limitation de temps et la deuxième concerne le fait que nous avons trouvé quelque résistance de nos enquêtés à remplir le questionnaire, voir à être disponible pour participer au focus groupe. La majorité de nos enquêtés ont affirmé avoir peu ou aucun intérêt sur la politique et mentionne la corruption comme raison. Leur indifférence vers la thématique fait qu’ils résistent à remplir le questionnaire ou à laisser leurs contact pour participer au focus groupe.  D’une part, je trouve personnellement que la propagation du questionnaire en papier était plus utile parce qu’elle nous a donné l’opportunité de parler avec nos enquêtés. Même quand ils résistent en disant n’avoir pas d’intérêt sur la politique, le fait que je suis là crée l’opportunité d’avoir une petite conversation informelle et d’approfondir notre analyse sur ce qu’ils disent. D’autre part, le questionnaire en ligne permet une propagation plus étendue et rapide. Un autre remarque sur ce méthode concerne le format du questionnaire. Grace à une différence de présentation, le formulaire en ligne semblait plus long que la version identique en papier ce qui peut réduire notre taux de réponse.

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