La lexicométrie: une enquête de terrain? – Billet individuel de Juliette Mekhitarian

La lexicométrie: une enquête de terrain? – Billet individuel de Juliette Mekhitarian

Notre enquête tend à vérifier si les stratégies de l’OTAN en matière de communication sont reprises ou non dans les médias. Après avoir décidé d’exploiter des communiqués de presse de l’organisation transatlantique, nous avons décidé de mettre le focus sur l’opération « Unified Protector » afin de limiter notre espace-temps. Cette opération fût entreprise de mars à octobre 2011 en Libye, et comprenait trois volets :

  • « L’imposition d’un embargo sur les armes en Méditerranée pour bloquer l’approvisionnement du régime libyen en armes et en matériel assimilé.
  • La mise en place d’une zone d’exclusion aérienne pour empêcher les appareils libyens de bombarder des cibles civiles.
  • Des frappes aériennes et navales contre les forces militaires impliquées dans les attaques ou menaçant d’attaquer des populations et des zones civiles libyennes[1]. »

Après avoir décidé de nous concentrer sur cette opération, notre entreprise fût de tenter de vérifier si ce que communiquait l’OTAN à ce sujet se retrouvait tel quel dans les médias ou, à l’inverse, si la couverture médiatique était nuancée voire contraire à cette communication. Le choix s’est donc rapidement porté sur une méthode d’observation, avec comme outil le programme TXM afin de procéder à une analyse lexicométrique.

 

Mon ressenti par rapport à cette enquête est à la fois positif et interrogateur.

Le plus positif se rapporte à notre dynamique de groupe, chacun y mettant du sien, et l’esprit d’entraide qui s’est rapidement instauré entre nous. De plus, le choix de nous focaliser sur cette opération m’a permis d’approfondir un sujet que nous avions déjà relaté dans le cadre de notre cours de droit international public.

Ayant suivi le cours de Mme Gobin l’an dernier sur l’analyse de discours politiques et médiatiques, j’avais déjà utilisé le programme TXM, ce qui m’a amenée à le proposer au reste du groupe et nous a permis une familiarisation plus rapide avec celui-ci.

Au fur et à mesure de l’évolution de notre enquête, je me suis interrogée sur le choix de notre méthode. En effet, ayant opté pour une méthode de pure observation, je me suis demandée si celle-ci collait réellement avec les objectifs du cours. Le fait de procéder à une analyse lexicométrique ne me donnait pas l’impression de réaliser une enquête de terrain proprement dite. Impression qui s’est accentuée en lisant les rendus des autres groupes qui utilisaient pour la plupart des questionnaires et procédaient à des entretiens.

J’ai fait part de ces interrogations à mon groupe et grâce à nos réunions, nos discussions et notre concertation, j’ai pu me rendre compte que nous étions bien dans le droit chemin, et qu’ « enquête de terrain » ne signifiait pas forcément le recours à des questionnaires et à des interviews. Cette expérience en groupe m’a donc été précieuse et m’a permis d’approfondir mes connaissances en matière de lexicométrie.

[1] http://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_71652.htm?

Laisser un commentaire