[Groupe 8] Billet individuel – Nicolas Per
Dans le cadre du cours, l’objectif de notre recherche est de nous interroger sur le conflit autour de l’énergie nucléaire entre Greenpeace et Engie Electrabel. Concernant la méthode, nous avons choisi de faire deux entretiens semi-directif afin de récolter des données qualitatives.
Lorsque les groupes ont été formé nous avons fixé un rendez-vous afin de trouver un thème de recherche. Dans toutes les étapes du travail d’enquête, nous avons rencontré des difficultés pour nous mettre d’accord, que ce soit au niveau du sujet, de la problématique, des hypothèses et des entretiens, les divergences dans le groupe ont posé quelques problèmes que nous avons réussi à régler. Un travail en groupe implique toujours des difficultés, des divergences, des avis propres à chacun résultant d’un parcours différent, de centres d’intérêts différents. Lors de la recherche du sujet, chacun voulait travailler sur un sujet différent, mais nous avons réussi à nous mettre d’accord assez rapidement. Concernant la question de recherche et la problématique nous avons également rencontré quelques difficultés, la compréhension du sujet n’était pas la même chez chacun des membres du groupe. Certains voulait centrer le sujet sur le classement de Greenpeace concernant les fournisseurs d’énergie verte, d’autres plus sur la question du conflit entre les énergies vertes et le nucléaire. Néanmoins, cela nous a permis de cerner plus précisément le sujet et la question de recherche, en questionnant à nouveau la problématique ainsi que les hypothèses, nous avons réussis à nous mettre d’accord au fur et à mesure des séances. Lors des entretiens nous nous sommes partagés les tâches entre l’entretien avec Greenpeace et celui avec Engie sans rencontrer de problème. Je pense qu’il est intéressant de travailler dans un groupe où chacun est différent, cela permet de trouver des compromis puisque nous avons tous le même but, plus nous avançons plus nous avons besoin de nous mettre d’accord rapidement pour être efficace. Cette situation se reproduira certainement souvent dans le monde professionnel, nous pouvons voir les travaux de groupe universitaire comme un entrainement, cela demande de trouver des compromis et de pouvoir s’adapter facilement.
J’ai trouvé l’entretien avec Engie très intéressant d’un point de vue sociologique. Nous avons interrogé le directeur des énergies vertes de la firme, qui est passé par plusieurs secteur dont le charbon, le nucléaire avant d’être à ce poste. J’avais lors de cet entretien quelques préjugés inconsciemment, je pensais que le fait de travailler dans une boîte fournissant principalement de l’énergie nucléaire impliquait de la part des membres de cette entreprise de partager une idéologie concernant l’énergie nucléaire, ce n’était pas le cas pour cet individu. De plus après nous avoir parlé des énergies vertes et du problème de l’énergie nucléaire, l’enquêté a élargie la discussion sur un thème plus global en parlant du problème de notre modèle basé sur la consommation et reposant sur des matières premières qui ne sont pas illimités et a même évoqué la question de décroissance. Il a également dit qu’il espérait que notre génération essaierait de changer les choses, penser moins au fric et au voiture pour reprendre ses mots et voir les choses plus collectivement. Il nous a dit à plusieurs reprises qu’en vieillissant il a réussi à prendre du recul sur la question, à la fin de l’entretien il semblait apprécier avoir eu cette discussion, ajoutant qu’il est agréable de discuter avec des étudiants sur ces sujets-là et que les ingénieurs avec qui il discute habituellement aurait changé très vite de sujet. Je ne m’attendais pas à un tel discours de sa part. Cet entretien m’a confirmé le fait qu’il faut faire attention au préjugé même s’il convient de rappeler qu’il s’agissait d’un entretien avec le directeur des énergies vertes, cet individu ne peut pas représenter à lui seul la vision du groupe Engie et nous pouvons également interroger l’authenticité de son discours.