(GROUPE 9) BILLET INDIVIDUEL – DALILAH BERRAJAA
L’objectif de notre recherche est de nous interroger sur la rivalité entre les associations d’aide humanitaire et les entreprises privées proposant du tourisme humanitaire, également appelé du « volontourisme ». Au départ, nous n’avions pas songé à cette idée de problématique. Dès la formation des groupes communiquée, nous sommes rentrés en contact les uns avec les autres et avons décidé de nous voir quelques jours plus tard pour mettre en commun nos différentes idées basées sur la thématique du conflit. C’est pratiquement par pur hasard que nous sommes tombés sur ce conflit et l’idée nous a directement enchantés.
Le premier problème que nous avons rencontré a eu lieu lors de la revue de la littérature. La littérature sur le sujet étant plutôt rare, il nous a été difficile d’appréhender le conflit entre les deux types d’organismes et par conséquent de délimiter notre cadre d’analyse à partir des études antérieures sur le sujet. Toutefois, au fur et à mesure de l’état de l’art j’ai pu appréhender les différentes dimensions de ce que l’on appelle le « volontourisme » et apprendre que le terme n’avait pas forcément une connotation négative dans la littérature anglophone bien qu’il ne soit pas accepté par les entreprises privées d’aide humanitaire qui souhaitent, notamment, qu’une définition claire et unique soit produite pour non seulement éviter toute instrumentalisation du terme par les critiques, les médias ou les opposants dans un sens plus général mais aussi pour éviter de communiquer une mauvaise image aux futurs volontaires.
Ensuite, j’ai pu constater que la prise de contact en vue de fixer un entretien n’était pas chose facile. Il est nécessaire de faire preuve de persévérance tout en évitant « d’harceler » l’enquêter. Dans le cadre de ce travail, j’étais chargée de contactée le Service Volontaire International, une association d’aide humanitaire et volontaire à but non lucratif, et il a fallu quelques mails et appels pour enfin pouvoir avoir une réponse de leur part alors que la réponse se voulait favorable dès le départ mais, par faute de temps de la part du SVI, ne m’avait pas été communiquée.
Au cours des interviews menées, j’ai également pu me rendre compte qu’il était primordial de prendre conscience et d’analyser les différentes versions d’un même scénario ou d’une même problématique conflictuelle pour en faire ressortir toute sa complexité. Lors de l’interview d’Aurélie, responsable communication et marketing pour le bureau français de Project Abroad, qui s’est parfaitement déroulée pour une grande première, j’ai réalisé que le conflit était envisagé et perçu, par les deux parties, de manière bien différente.
Enfin, certaines rumeurs laissaient entendre qu’une action de contestation, qui aurait pu être exploitée dans le cadre de notre enquête puisqu’elle aurait témoignée de la rivalité et de l’animosité qui persistent entre ces deux types d’organismes, allait avoir lieu lors de la séance d’information de Project Abroad qui s’est tenue à Bruxelles le 15 novembre dernier. Cependant, nous n’avons malheureusement pas été témoins d’action contestataire lors de cette séance d’information.