(Groupe 10) Billet individuel – Eloi Leboucher

(Groupe 10) Billet individuel – Eloi Leboucher

L’idée première de notre étude était de réaliser une étude de la consommation en fonction de certains quartiers de Bruxelles (5). A cette fin, nous pensions nous engager sur une caractérisation des quartiers, une enquête quantitative par le biais de questionnaires distribués à des échantillons sélectionnés. Une fois les résultats compilés, nous aurions été en mesure de faire des comparaisons entre les différents quartiers, considérés comme des ensembles plus ou moins homogènes. Cependant, nous avons du admettre que ce type d’enquête était longue à réaliser, et nécessitait une réelle préparation au préalable, afin de s’assurer de la représentativité des résultats.
 
De ce fait, nous avons opté pour une méthode qualitative, par le biais d’entretiens semi-directifs. Nous interrogerons les sujets sur leur mode de consommation en fonction de leur âge, de l’éventuel nombre d’enfant(s) qu’ils ont à leur charge, de leur sensibilité au recyclage et au commerce équitable, et de multiples autres facteurs. Cette méthodologie sert bien notre sujet, mais elle a également été choisie dans un souci de faisabilité, étant entendu qu’il nous est impossible de mener un sondage de suffisamment grande ampleur auprès de la population bruxelloise.
 
Dans cette optique, le point que nous souhaiterions aborder ici concerne tant la représentativité recherchée de l’échantillon que la potentielle relativité des résultats obtenus. Nous ambitionnons d’interviewer 2 à 3 personnes par membre du groupe, soit entre 10 et 15 personnes au total, par le biais d’entretiens semi-directifs d’une trentaine de minutes environ. Nous pensons que le temps que nous consacrerons aux entretiens nous permettra d’identifier des facteurs plus spécifiques, des corrélations et des causalités peut-être insoupçonnées avant l’entretien. Nous effectuerons un échantillonnage empirique selon la méthode consacrée (1), en tentant de sélectionner un panel d’enquêtés le plus représentatif possible.
 
Néanmoins, il nous sera impossible de réaliser dans le temps imparti un échantillon réellement représentatif pour chacun des quartiers. De ce fait, les résultats que nous produirons seront davantage une comparaison d’individu à individu qu’une caractérisation des quartiers. En d’autres termes, nous chercherons avant tout à identifier les différences de consommation de chacun, plutôt que les habitudes de consommation au sein d’un même quartier.
 
Malgré tout, la méthode qualitative nous offre un aperçu très spécifique de la consommation des sujets, et des motifs qui les poussent à agir de telle ou telle façon. A travers les entretiens, nous pensons malgré tout être en mesure de dégager les facteurs prépondérants dans le choix des consommateurs face à la dichotomie grandes surfaces / petits commerces. Si des facteurs tels que le revenu, la religion ou le nombre d’enfants reviennent régulièrement, il nous semble que nous serons en mesure d’inférer avec une scientificité légitime – grâce notamment à des statistiques – que ceux-ci se retrouvent chez une portion significative de la population du quartier, dessinant ainsi une ébauche d’étude quantitative (2).
 
(1) http://igeat.ulb.ac.be/fileadmin/media/publications/Enseignement/Petit_guide_de_me%CC%81thodologie_de_l_enque%CC%82te.pdf
 
(2) https://www.ined.fr/fr/ressources-methodes/methodologie-enquete/les-choix-methodologiques/qualitatif-et-quantitatif/

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